Le jardin Kôraku-en à OKAYAMA est l’un des trois plus beaux du Japon. Classé "lieu remarquable pour la beauté de son paysage" depuis 1952, il est conservé et géré depuis en tant que bien culturel et historique destiné à passer à la postérité. Il est également classé 3 étoiles au guide Vert Michelin Japon.

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Situé à proximité du château d’Okayama, nous vous recommandons d’arriver par l’entrée Sud (accessible uniquement à pied) plutôt que par l’entrée principale. En effet, la balade est d’autant plus agréable qu’elle offre une vue magnifique sur le château d’Oyakama.

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Muni de notre Japan Rail PASS, nous avons bénéficié d’une réduction. Comme vous le verrez sur les photos, le soleil est éblouissant : ce qui n’est pas top pour les photos mais sincèrement pour apprécier la balade, ce n’était que du bonheur !

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Créée en partie de 1687 à 1700, ce jardin a ensuite fait l’objet de changements jusqu’au début de l’époque Edo. Depuis, il a été préservé tel quel.

Ce jardin, dessiné dans le style du kaiyūshiki teien (jardin de promenade), offre des vues différentes selon les endroits où nous nous trouvons. En empruntant le sentier sinueux, on s'apereçoit de la particularité de ce jardin promenade : quasiment tous les points de vue donne une vision globale sur jardin ; ce qui n'est pas le cas des autres jardins promenades que nous avons visités.

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Le reflet des végétaux dans l’eau : effet miroir assuré !

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Ainsi, l’œuvre se déroule sous nos yeux au fur et à mesure des chemins empruntés. Le jardin joue une partition avec par endroits des respirations où la nature est moins domptée avec le champ de thé, les cerisiers, puis des silences avec des étendues de pelouses, les sanctuaires, les cours d'eau et des staccatos marqués par une succession de pins taillés en nuage (Niwaki)… Je n’ai jamais été aussi fan des pins qu'au Japon !

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Il est possible d’observer des érables comme je n’en ai encore jamais vu : datant de plusieurs siècles certains sont impressionnants de part leur hauteur et la circonférence du tronc.

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Certains érables ont le feuillage bien vert tandis que d’autres commencent à prendre leur feuillage d’automne flamboyant.

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Le jardin peut s’apprécier à n’importe quelle saison. En effet, entre les iris, les azalées, les rizières, les lotus, les cerisiers, les érables, les arbres taillés… il semble y avoir toujours de quoi l’admirer et l'animer. C’est certainement en cela que c’est du grand art !

Les carpes koï multicolores sont en nombres et … ENORMES pour certaines (il faut dire que le chalan les nourris) ! Dans cet environnement paisible, les regarder onduler dans l’eau procure une certaine plénitude, tout comme le reste du jardin. Vous avez vu, même les cailloux sont en ordre !

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Lors de notre venue, une exposition était consacrée aux chrysanthèmes. Il y en a des "curieuses" qui n'ont rien à voir avec celles que nous avons chez nous : elles ont des fleurs énormes. En revanche, il y en a qui y ressemble mais...taillées en bonsaï depuis des années !

C'est tellement différent de celles qu'on a l'habitude de voir en France.

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Aussi, c'est le seule jardin que nous avons visité où nous avons pu voir des grues. Elles sont en cages certes, mais ce fût l'occasion de voir ce grand échassier emblématique du Japon, pour de vrai.

 

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Origamis, site mangasuper.com

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Cranes in Kibi, Nishida Shunei, 2006

 

Lors de notre visite, nous étions surpris de voir autant de jardiniers qui s’affairaient à l’entretien du jardin. En même temps, 144 000 m2, ça demande un peu de boulot 😉 !

Pour notre première visite de jardin au Japon, nous prenons conscience que la rigueur de la vie quotidienne japonaise est également présente au jardin.

 

Nota bene : un fascicule en langue française vous est remis avec votre billet d’entrée. Attention, les numéros pour se repérer sur le plan ne correspondent pas toujours à ceux mentionnés dans le jardin. Il y a quelques erreurs.

 

A suivre prochainement, le jardin de Ritsurin à Takamatsu (^-^)