Ce beau-livre de Daniel Lemmonier est dans la bibliothèque depuis plusieurs mois mais je n’avais pas encore pris le temps de le lire, seulement de le feuilleter.

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L’auteur souhaite tordre le cou aux « dogmes » reçus en proposant un ouvrage étayé fondé sur les différentes sources disponibles. Il n’y a qu’à voir la bibliographie généreusement fournie pour s’assurer de la fiabilité de cet ouvrage dans lequel l’auteur retrace L’Histoire des roses de nos jardins depuis le Moyen-âge jusqu’à nos jours et non UNE histoire des roses.

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Dire que les rosiers n’ont pas d’épines mais des aiguillons ; qu’au milieu du XVIème siècle, il existait déjà des recettes pour faire un déodorant à la rose ; que cette fleur est une baroudeuse… En effet, elle a beaucoup voyagé avec les explorateurs, les botanistes… et fût expédiée et rapportée de différentes contrées : rose de Chine, rosiers indiens, roses des Amériques, dans les colonies… Comme l’explique Daniel Lemmonier, il y a tant de roses que le travail de classification n’est pas si aisé.

La rose est la « fleur des fleurs ». Elle a traversé les siècles et les jardins jusqu’à aujourd’hui et elle a de l’avenir : à quand la rose bleue (vraiment bleue !) ? A suivre !

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L’ouvrage regorge d’iconographie : enluminures, photographies, planches, peintures… mais le texte n’est pas en reste, ce qui n’est pas toujours le cas dans les beaux-livres.

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C’est un détail mais je trouve dommage que la plupart des beaux-livres soient recouverts d’une couverture papier qui ne les met pas toujours en valeur. Ici, sous la couverture papier, qui permet clairement d’identifier la thématique de l’ouvrage, se cache la véritable couverture.

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Elle est belle, chic, épurée, tout en sobriété. Ce blanc immaculé révèle selon la luminosité des lettres au reflet nacré : la class’. Aussi délicat qu’une rose.