Le PRESQUE Zéro Déchet chez nous : y’a encore à faire et en même temps « ce n’est pas parce que tu ne peux pas TOUT faire, qu’il ne faut RIEN faire ! » Famille presque Zéro Déchet,  J.Pichon et B. Moret.

Déchets réduction

Pourquoi ?

Tant par nos voyages que par nos lectures, nous sommes déjà sensibilisés à la cause écologique pour préserver notre environnement.  On n’a rien inventé, il suffit de voir comment vivaient les anciens dans les campagnes : pas de gaspillage, pas de produits chimiques à tout va dans la maison, au jardin et au potager… 

Le déclic ?

Nos voyages en général. Ils nous font évoluer,  voir notre quotidien autrement et gérer notre vie différemment.

Notre voyage en Inde (2008), en particulier. Les déchets jonchaient le sol des villes, les vaches et les volailles mangeaient des sacs plastiques tandis que les humains vivaient dans des conditions impensables! Malheureusement, ça n’a pas beaucoup évolué !

Il y a aussi un film qui m’a profondément marqué : Le syndrome du Titanic. Outre les images, une phrase raisonne encore dans mon esprit : « Nous qui avons tout et que rien ne satisfait, alors que ceux qui ont peu se contente de tout ». 

Comment ?

Parce que « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » (attribuée à Antoine de Saint-Exupéry), depuis plusieurs années, nous faisons de petits gestes quotidiens pour notre planète. Nous faisons évoluer constamment notre mode de consommation afin de consommer plus durable et plus responsable.

Ce que nous faisons déjà :

A LA MAISON :

Lingerie :

Pas de lessives pour entretenir le  linge mais :

  •  des noix de lavage du Népal pour laver la plupart du linge (ne convient pas aux vêtements clairs car elles les ternissent) = économie assurée +++
  • du savon dit de Marseille (néanmoins 100% végétal et made in France) que je râpe pour le linge clair.

Pas de sèche-linge, le grand air c’est très bien ! Les épingles à linge ne sont pas en plastiques mais en bois.

Lavage du linge à 30°C pour ne pas gaspiller l'énergie.

Buanderie

 

Produits d'entretien :

Des produits naturels comme le vinaigre blanc, l’acide citrique, le bicarbonate de soude, le savon noir sont dans les placards… mais il reste encore un flacon de Mr Propre pour le sol et un nettoyant à vitre (qui dure longtemps, longtemps... probablement parce que faire les vitres n’est pas ma tasse de thé ;-).

 

Emballages :

On pratique le tri sélectif classique. Toutefois, on doit pouvoir trier encore plus consciencieusement. Nous envisageons prochainement d’aller visiter le centre de tri de notre agglomération afin d’être plus à l’aise avec toutes les subtilités du recyclage.

 

Alimentaire :

Nous privilégions les circuits courts et le local ; le BIO parfois mais made in France. Le BIO qui vient de Chine… non merci !

On n’achète plus de moules en silicone, de boîtes en plastiques… On garde ce qu’on a et si ça doit être remplacé, on achète des moules et des boîtes en verre.

On cuisinait régulièrement mais nous ne faisions pas tout.

 

Aménagement/Ameublement :

Faire de la récup’ pour limiter les achats neufs et donner une seconde vie à des objets qui ont une histoire (on adore l’idée !) est un réel plaisir. Rien ne se perd, tout se transforme ! Nous favorisons les matériaux durables (bois, métal, fer, inox, pierre, cuir, tissus…).

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Branche de noisetier revisitée en tringle à rideau.

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Ancien lit en fer relooké et utilisé en banquette intérieure/extérieure.

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Une boîte à couture chinée qui m'a été offerte pour Noël.

Pour les quelques meubles neufs (et pour le reste), nous privilégions le made in France et le made in Europe. Ce n’est pas toujours évident mais on trouve pas mal de choses à des prix abordables. Il faut juste être patient et savoir où chercher (puis, il ne faut pas hésiter à négocier). 

Le hic : la bibliothèque vient de chez le géant Suédois mais bon, on n’a pas toujours tout ce qu’on veut !

 

Vêtements :

On favorise les entreprises/enseignes françaises et le made in France ou Europe pour les vêtements et les chaussures (c’est franchement pas toujours simple car ça reste parfois onéreux mais les boutiques font régulièrement des ventes privées. C'est facilitant). Les vêtements usagers finissent en chiffon et ce en bon état sont donnés à des associations. En revanche, pas de solution pour les collants qui finissent systématiquement à la poubelle.

 

L’eau :

MALI

MALI, Pays Dogon.

Quand on lit cela et qu’on sait à quelle distance est le prochain puit, ça fait réfléchir ! Franchement, ça calme et on ne passe pas trois plombes sous le filet d’eau qui sert de douche (et qui finalement est suffisant !).

On fait très attention à notre consommation d’eau. C'est une ressource précieuse qu'il faut préserver.

 

AU JARDIN : 

C’est un domaine pour lequel nous sommes quasiment Zéro Déchet. Un billet sera prochainement publié sur ce sujet. 

 

Ce que nous faisons depuis quelques mois et ce que nous avons vraiment amélioré dernièrement :

Salle de bain :

Le savon a remplacé le gel douche, la pierre d’Alun, le déodorant… Le solide remplace le liquide.
En revanche, pour l’usage des mouchoirs à usage unique, l'idée de passer aux mouchoirs en tissus pour se moucher ne nous enchante guère. On reste sur du jetable.

 

Alimentaire :

Ce sont les emballages de nos achats alimentaires qui généraient le plus de déchets. C’est sur ce point que nous avions le plus à nous améliorer. Tout est emballé, sur-emballé...hallucinant !

Il a fallu revoir notre façon de s’approvisionner.

Le ZD ne s’improvise pas. C’est une démarche progressive. Il faut s’organiser, trouver les endroits pour s’approvisionner. L’idée trottait dans nos têtes depuis quelques temps déjà mais les possibilités étaient limitées. Depuis quelques mois, des enseignes qui proposent du vrac ont fleuri tout près de chez nous et c’est désormais vraiment plus accessible, donc pratique et facile.

Il a d’abord fallu fabriquer des sacs à vrac (avec des chutes de tissus et des rubans qui s’éternisaient dans les tiroirs) et ressortir des placards les contenants en verre (et en acheter quelques autres).

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Pour l’épicerie, on achète en vrac une à deux fois par mois. Principalement à Day by Day (c’est là où l’on trouve le plus grand choix de produits), parfois à la BIOCOOP et à COOP NATURE. On ne trouve pas le riz à risotto ou les Crozet en vrac alors nous continuons de les acheter en nous tournant vers des emballages recyclables. Nous ne sommes pas excessifs dans notre démarche. 

A raison d’une fois à deux fois par semaine, au marché ou dans les enseignes spécialisés, nous achetons les fruits et légumes ainsi que les produits frais (viandes, poissons, œufs, fromages, olives…), le tout avec des sacs à vrac en tissus et des boîtes en verre.

Nous allons encore en grande surface une fois par mois pour quelques conserves (thon…), le lait, le Nutella (indispensable) de Monsieur… Tout acheter en magasin spécialisé augmente considérablement le budget et l’objectif n’était pas celui-là.

L’objectif était de diminuer nos déchets et de manger encore plus sein en achetant quasiment plus de produits transformés (et si c’est le cas, nous scrutons les étiquettes), tout en privilégiant encore davantage les circuits courts, le made in France… sans dépenser plus.

La démarche ZD reste encore marginale. Il faut parfois parlementer pour que le produit soit mis dans une boîte en verre, pour pouvoir mettre le vrac dans un sac en tissus… mais avec de la patience, des explications, ça passe. Jusqu’à présent, nous n’avons essuyé aucun refus, seulement quelques attitudes sceptiques et incrédules.

Le plus difficile aura été de prévoir les menus à l’avance pour faire les provisions en conséquence. Le Zéro Déchet laisse qu'un tout petit peu de place à l’improvisation ! 

Pas de ZD sans cuisiner un maximum pour limiter les emballages : potage, produits laitiers, compotes, smoothies, pâte à tarte, à pizza… Bref, désormais 90% de ce que l’on consomme est FAIT MAISON. 

 

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Compote, crème dessert, pâte brisée...

Actuellement, nous sortons une poubelle de 30L toutes les 3 semaines. La moitié est constituée de mouchoir à usage unique ! Le contenu de la poubelle jaune a également diminué.

 

Les mails :

Jusqu'à il y a peu, nous n’avions pas conscience que nos mails consommaient autant d’énergie. Le stockage de 30 mails équivaut à laisser allumer une ampoule toute une journée. C’est incroyable. Depuis, je vide/trie régulièrement nos mails pour éviter de les stocker et ainsi gaspiller de l'énergie.

 

Réfléchir ses achats : 

On réfléchissait déjà pas mal mais nous avons encore progressé. Nous nous tournons toujours plus vers le durable, l'occasion et la qualité (pour consommer moins).

 

« Ceux qui n’y croient pas sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient. » Anonyme