Chédigny, petit village de près de 600 âmes, est depuis 2013 le premier village labélisé Jardin Remarquable de France.

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Nous y allons chaque année pour profiter de la floribondité qu’offre les différents rosiers disséminés ça et là. Le village est charmant et la population participe à cet engouement en faisant des efforts sur l’entretien des maisons, des jardins… Un régal pour les yeux !

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Ce WE, c’est la 10ème édition du Festival des Roses.

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LA BALADE

Les effluves de roses vous caressent les narines durant toute la balade !

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Louise Odier 

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Iceberg Cant

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Emera Werner

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Ghislaine de Féligonde

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DEVELOPPEMENT DURABLE

J’ai participé à la conférence sur la Protection Biologique Intégrée (PBI) proposée par les Roses Anciennes André Eve et animée par David Legendre, responsable de production chez André Eve. Marie-Paule Guilbaud, jardinière de la commune de Chédigny, était également présente.

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Voici ce que j’en ai retenue.

Les Roses Anciennes André Eve n’utilisent plus d’insecticides au jardin et en production depuis 5 ans. Pour cela, la PBI est appliquée et permet ainsi de lutter contre les ravageurs du rosier en utilisant des organismes vivants. Les Roses Anciennes André Eve recourent, entre autres, aux lâchers d’auxiliaires pour faire face aux ravageurs.

La PBI en quelques mots  (je pense que c’est un peu plus compliqué que cela et qu’il faut maîtriser un certain nombre de paramètres si on ne veut pas jouer à l’apprenti sorcier !) : c’est une démarche alternative à la lutte chimique contre les ravageurs des cultures. Elle consiste en l'application de la lutte raisonnée (certains produits sont autorisés) et de la lutte biologique en utilisant les auxiliaires pour combattre les ravageurs ainsi que des préparations à base de micro-organismes (bactéries, virus, champignons). Cette démarche est désormais courante et maîtrisée sous serre. Chez soi, c’est possible à mettre en œuvre, mais il faut cultiver des plantes hôtes pour pouvoir conserver les auxiliaires.

 

LES RAVAGEURS

Le puceron (vert, rose), suce la sève du rosier, recourbe les feuilles et ses excréments engendrent le développement d’un champignon microscopique : fumagine. Il faut agir dès l’apparition du premier puceron et mettre en œuvre les auxiliaires rapidement. En effet, cette petite bébête a recours à la parthénogenèse : les femelles donnent naissance à des femelles et il n’y a pas besoin de féconder les œufs. La population s’agrandit à toute vitesse ! Un puceron, une colonie puis le puceron a des ailes et là… c’est compliqué car il vole et peut aller infester les rosiers voisins.

                Auxiliaire : chrysopes, coccinelles

 

Les acariens, Tétranyque Tisserand sont de minuscules point rouge qui se baladent au niveau des nervures et laissent des tâches grises sur le dos de la feuille. Ils se développent lorsqu’il fait chaud et sec.

                Solution : un coup de jet d’eau au dos des feuilles et on s’en débarrasse !

                Auxiliaire : punaises, chrysopes

 

Les chenilles défoliatrices. Nous en avons eu quelques unes cette année. Je l’ai avais écrasé. Elles font des trous dans les feuilles.

                Solution : les écraser ou appliquer une préparation à base de bacillus turingiensis (en jardinerie) : pulvériser sur la plante 2 à 3 fois à 10 jours d’intervalle.

 

La cochenille du rosier : elle peut détruire le rosier.

                Solution : traitement à base d’huile végétale en hiver

                Auxiliaire : chrysopes (efficace aussi pour la cochenille farineuse). On les lâche quand on veut dès qu’il y a un ravageur présent. On peut s’en procurer auprès des Roses Anciennes André Eve.

 

Nouveau ravageur : la tenthrède qui laisse la feuille en dentelle.

La lutte biologique demande une observation régulière des rosiers. 

 

LES AUXILIAIRES

La coccinelle à 2 points et 7 points (idéale pour le rosier) se régale de pucerons. La coccinelle asiatique décime la population de coccinelle européenne mais c’est également une grande mangeuse de pucerons. Une coccinelle peut manger jusqu’à 1700 pucerons durant sa vie. A l’état larvaire, la consommation est très importante.

Une toute petite coccinelle spéciale (dont je n’ai pas retenu le nom) ne mange pas les ravageurs mais elle pond dans leurs œufs comme ceux des cochenilles farineuses.

 

Les chrysopes font le grand ménage de printemps ! Elles mangent tout : pucerons, acariens, cochenilles… La larve du chrysope mange 500 pucerons en 15 jours. L’adulte en consomme moins.

 

Le syrphe, à l’état larvaire, engloutit 700 pucerons en 10 jours !

 

Aphidius ervi parasite le puceron en pondant un œuf à l’intérieur.

Lâchers des auxiliaires est une chose mais il faut les conserver. Pour ce faire, il faut cultiver des plantes compagnes « hôtes » : l’achillée millefeuille ; Potentille Gold Fingers ; carotte sauvage…  De plus, cela attire d’autres auxiliaires.

 

LES MALADIES

Le trio du rosier : rouille, oïdium, tâche noire.

Solutions qui retardent les premières attaques :

-          A l’automne : ramasser les feuilles qui tombent et les détruire (ne surtout pas les mettre dans le compost)

-          A l’automne + lors de la taille de février-mars : pulvériser de la bouillie bordelaise non colorée

-          Quand le temps est humide, il faut faire du préventif en utilisant du soufre et/ou du bicarbonate de potassium (idéal contre l’oïdium)

Une nouvelle maladie attaque désormais les rosiers : le mildiou. Cette algue apprécie les milieux humides et est reconnaissable à la souillure en forme de tâche d’huile sur la feuille.

 

Quelques généralités pour que le rosier pousse dans de bonnes conditions :

Une plante bien nourrit résiste mieux aux attaques. Le purin de prêle et/ou d’ortie ne protège pas des ravageurs mais renforce les défenses de la  plante.

Il faut amender une fois par an avec des amendements organiques. Il est important de nourrir le sol et pas seulement le rosier.

Dans notre région, il faut privilégier les rosiers qui ont été greffés sur le porte-greffe Rosa Laxa (qui est l’amélioration de Rosa Canina) et Rosa Multiflora.  

Quand on plante un rosier, la taille du trou doit être de 40 cm3 .

Le paillage fait à partir de graminées (miscanthus…) est favorable aux rosiers.

 

En bref, il faut ouvrir l’œil et observer ses végétaux !

 

LES EXPOSANTS

On apprécie beaucoup cette manifestation qui valorise tout un village et le dynamise d’autant que cette année il y avait quelques nouveautés et ça, c’est appréciable.

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Nous avons découvert « Aquatic’bezançon » qui propose des plantes aquatiques à Azay-sur-Indre : à noter pour notre futur projet de bassin.

Je voulais acheter le rosier Jeanne de Chedigny chez André Eve mais il n’y en avait plus.

Coup de cœur pour les girouettes de Gérard Morisset (ici).

A bientôt !