Bon'heures au jardin . . .

06 décembre 2019

VISION DU MONDE - Au pays du Soleil Levant (2/5)

JOUR 6 : NAOSHIMA – TAKAMATSU – YAKURI - TAKAMATSU

Après une heure de ferry, nous foulons le sol de TAKAMATSU, sur l’île de Shikoku. Comme souvent, après avoir déposé nos sacs à dos à la consigne de la gare (identifier dans les gares par des panneaux mentionnant « coin lauckers » : moyennant une centaine de yens, vous pouvez laisser vos sacs ou valises dans des casiers sécurisés. Super pratique ! Comme nous changions d’hébergement souvent et qu’ils étaient disponibles que dans l’après-midi, cela nous évitait de porter nos bagages), nous nous renseignons au point information pour s’assurer que ce j’ai prévu est viable.

En route (enfin, plutôt en train !) pour YASHIMA pour sortir des sentiers battus et visiter le 85ème temple du pèlerinage de Shikoku, Yakuri-ji, sur le mont Goken. Le chemin du pèlerinage s’étend sur plus ou moins 1200 km, selon l’itinéraire emprunté, et passe par 88 temples bouddhistes. Une sorte de chemin de Compostelle à la japonaise.

Nous prenons une ligne de chemin de fer privée pour aller jusqu’à YAKURI. De là, il faut marcher jusqu’au funiculaire. Nous avons choisi de ne pas emprunter la route traditionnelle mais plutôt de suivre notre instinct. Nous sommes passés dans les petites rues de campagne et avons pu observer les locaux cultiver leur potager et s’afférer à la taille des végétaux dans leurs jardins.

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Nous arrivons enfin au funiculaire, lequel conduit à l’entrée du temple tout en offrant une vue panoramique sur Takamatsu.

Nous voilà au 85ème temple, Yakuri-ji.

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C’est hors des sentiers battus mais il faut reconnaître que ça vaut le détour. Finis les hordes de chinois qui envahissent les principaux lieux touristiques (c’est hallucinant !!!). Là, il n’y avait quasiment personne hormis quelques pèlerins. Cela s’explique certainement par l’accessibilité qui n’est pas aisée et qui demande du temps durant son séjour. Ainsi, les touristes ne doivent pas privilégier cet itinéraire. Pourtant, il y règne une véritable sérénité et plénitude qui change des tumultes de la vie urbaine. J’y ai reçu mon premier goshuin (plus de détail à la fin de l'article).

 

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Sur le chemin du retour, après le funiculaire et avant la gare, par l’itinéraire « classique », nous sommes allées déguster la spécialité locale : les Udon, dans une ancienne résidence japonaise dans laquelle on mange sur les tatamis : UDON HONJIN YAMADA-YA. Pas un touriste (enfin si, nous) et un magnifique jardin en prime ! On adore ! Ces nouilles de blé sont les plus épaisses que l’on trouve au Japon.

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Aussi, ce village est dédié à la taille de granit et de nombreux professionnels vendent d’importants sujets pour mettre au jardin : des bouddhas, des sculptures diverses et variées, des lanternes…

Mine de rien, avec les correspondances entre le train (un changement à faire), le funiculaire, se perdre dans le village… cette virée nous aura pris pas mal de temps.

Notre soirée est consacrée à un petit « son et lumière » local offert par la ville de Takamatsu à ces administrés. Le spectacle est décevant mais la vue qu’offre le 21ème étage de la préfecture est plutôt sympa.

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JOUR 7 : TAKAMATSU – MATSUE

Nous avons profité de toute la matinée pour visiter le Jardin de Ritsurin-koen. Considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon, je lui consacrerai prochainement un article. 

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Dans l’après-midi, nous gagnons MATSUE. Le château fermant à 17h, il n’est pas possible de le visiter. Nous nous rendons à l’office du tourisme pour voir comment nous pouvons organiser notre journée du lendemain. Il va falloir faire un choix… Nous décidons de faire l’impasse sur la visite du château que nous nous contenterons d’admirer éclairer dans la nuit pour privilégier IZUMO et YASUGI, le lendemain. C’est sans regret puisque nous avons bien profité du jardin de Ritsurin-koen à Takamatsu le matin.

Dans notre hébergement, il y a un sentō. C’est notre première dans un bain commun. Ainsi, nous nous initions à cet art de vivre japonais. Comme traditionnellement, les hommes sont séparés des femmes. Il convient de faire une minutieuse toilette avant de se mettre dans le bain. Les japonaises que j’ai pu observer ne passe pas moins de 20 minutes à se laver, relaver encore et encore avant d’entrer dans le bain. J’en ai fait de même. L’eau du bain est très chaude, l’endroit est propice à la détente. A la sortie du bain (lorsque j’étais rouge comme une écrevisse et que j’avais des gouttes de sueur sur le visage), il faut de nouveau se relaver, moins longtemps cette fois. La nudité n’est absolument pas un obstacle puisque les japonais ont l’habitude de cette pratique. Ensuite, vient le temps de se pomponner. Il y a de grands miroirs, des sièges, des sèche-cheveux, des laits pour le corps… Bref, de quoi ressortir de cet endroit beau comme un sous neuf et très zen !

La soirée est consacrée à se promener dans les rues de la ville et faire le tour de l'enceinte du château illuminé.

 

JOUR 8 : MATZU – IZUMO – YAGUSI – HIROSHIMA

IZUMO

Il est vrai que le grand sanctuaire Izumo Taisha n’est pas hyper pratique d’accès depuis Matsue car il faut prendre le train (jolie vue sur le paysage côtier) puis le bus et il faut dire que tout cela ne s’enchaîne pas très bien. Il y a des temps d’attente. Ce n'est pas bien grave, le tout est de partir de bonne heure et de bonne humeur !

Izumo Taisha est probablement le plus ancien sanctuaire shintoïste (les origines remonteraient au VIIIème siècle) et le second sanctuaire shinto de l’archipel Nippon. Nous sommes samedi et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a foule ! La file d’attente était interminable pour prier Okuninushi, une des sept divinités du Bonheur et l’un des dieux les plus importants de la mythologie japonaise. Pour ce faire, les visiteurs qui le souhaitent, jettent d’abord des pièces de monnaie en guise d’offrande dans le grand coffre en bois « saisenbako » (c’est valable pour tous les temples) pour attirer l’attention des divinités. Ensuite, il faut s’incliner à deux reprises, puis frapper quatre fois dans les mains, faire sa prière et enfin s’incliner une dernière fois.

Sur le fronton du pavillon des danses, Kaguraden, une corde tressée shimenawa faite de paille de riz a vocation à protéger le temple shintoïste et à délimiter une enceinte sacrée. Pesant plus de 5 tonnes, c’est la plus lourde corde du Japon.

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Les petits papiers blancs que vous voyez à droite sur la photo sont des gohei, bandes de papier pliés en zig zag pour signaler la présence d'une divinité.

Ce sanctuaire est immense. On y croise de petits lapins tout choupinets. Mais qu’est-ce qu’ils font là ? C’est curieux dans le décor ! En réalité (et pour faire très court 😊), ils sont un peu partout car Okuninushi a sauvé un lapin du terrible sort qui lui était réservé dans la légende du lapin blanc d’Inaba.

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A 1 km du sanctuaire se trouve la plage sacrée Inasa no hama.

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YASUGI

Depuis IZUMO c’est un peu galère car, une fois de plus, les transports ne s’enchaînent pas hyper bien et il y a des temps d’attente (bus, changement de gare…). Néanmoins, le musée d’art Adachi vaut VRAIMENT le détour ! Je dirai même plus, les amoureux de jardin et du Japon doivent ABSOLUMENT le visiter ! C’est un musée où la nature est érigée au rang d’œuvre d’art. L’architecture du musée permet d’admirer des tableaux végétaux. C’est un jardin fait pour être contemplé puisque nul ne peut y entrer. C’est un véritable chef d’œuvre qui offre une certaine idée de la perfection japonaise au jardin. Plusieurs fois élus plus beau jardin japonais par le magazine spécialisé Journal of Japanese gardening, c’est le jardin que nous avons préféré. C’est notre TOP 1. Initialement, c’est ce musée qui nous a conduit jusqu’à Matsue. Nous ne regrettons absolument pas se détour. Nous n’avons que des superlatifs pour décrire ce que nous avons vu. Je vous proposerai prochainement un article sur ce jardin à couper le souffle.

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Le musée présente des oeuvres japonaises contemporaines. Coup de cœur pour des artistes que je ne connaissais absolument pas et dont j'ai beaucoup apprécié les oeuvres. En voici quelques unes :

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         Peonies, Sakakibara Shiho, 1938                            Dragon and Mt. Fuji, Yokoyama Taikan, 1940

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Cranes in Kibi, Nishida Shunei, 2006

Pour rejoindre Hiroshima, nous prenons le Shikansen, le TGV japonaise. Bel outil de technologie assortie d’une gestion implacable digne d’une horlogerie suisse qui rend le résultat génial ! C’est la première fois que nous l’empruntons. Avec son nez aérodynamique, il fend le vent à 320 km/h. Afin d’améliorer l’aérodynamisme et limiter les nuisances sonores, un ingénieur japonais s’est inspiré de la nature et plus particulièrement du martin-pêcheur.

Ces atouts : confort, silence, propreté, sécurité, fiabilité, ponctualité ! Les sièges sont confortables, c'est spacieux, il y a des accessoires pratiques (porte-manteau, prise électrique, tablettes…), les indications sont visuelles et sonores, en japonais et en anglais, le bruit est très limité, il est ponctuel (comme tous les autres trains japonais), les règles de sécurité drastique : les employés sont hypers concentrés et on peut assister à une sorte de chorégraphie du contrôleur sur le quai… et tout est super propre !

Grâce au réseau ferroviaire développé et réglé comme du papier à musique, nous avons pu nous rendre dans des endroits assez éloignés les uns des autres en un temps record ! (Le réseau ferroviaire français pourrait en prendre de la graine !). J’aime autant vous dire qu’on n'a pas le temps de se voir conduire ! TIP TOP !

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HIROSHIMA

22h45 : nous sommes au Parc du Mémorial de la Paix. Quelle HISTOIRE que cette tragédie ! J’ai beaucoup apprécié la flamme de la Paix et les fleurs coupées qui semblent être régulièrement posées au pied du cénotaphe. En espérant qu’un tel drame ne se reproduise plus jamais.

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Dôme de Genbaku (= bombe atomique)

 

La suite de notre séjour tout bientôt !

 

(^-^) En attendant, petit clin d'oeil sur une tradition culturelle nippone : le goshuin-chō

Pour garder un souvenir de leur passage dans les temples ou les sanctuaires, les japonais utilisent le goshuincho : un petit carnet « accordéon » fait de papier de grande qualité qui absorbe l’encre rapidement.

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Ainsi, les japonais attendent parfois dans une file bien longue de recevoir d’un moine le goshuin, moyennant une offrande de 300 yens (pouvant aller jusqu’à 500 Yens).

Le ou la moine appose le sceau (ou les sceaux) de l’endroit dans lequel on se trouve en l’appuyant sur le coussin encreur rouge. Ensuite, il trempe son pinceau de calligraphie dans l’encre puis, d’un geste précis, couche l’écriture sur le papier. Ainsi, nous avons la preuve de notre venue dans ce lieu de culte. Chaque endroit à son (ses) propre(s) sceau(x). Bien souvent, le lieu ainsi que la date du jour sont mentionnés. Parfois, une bénédiction est ajoutée.

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Nous avons suivi cette tradition durant les 16 premiers jours de notre voyage (ensuite, notre carnet était plein 😉) en y ajoutant également les tampons que l’on trouve dans les endroits où il y a un intérêt historique, culturel…. Les japonais n’ajoutent pas les tampons dans le goshuin-chō, seulement les goshuin.

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Un souvenir unique. 

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01 décembre 2019

VISION DU MONDE - Au pays du Soleil Levant (1/5)

Comme à chacun de nos périples, nous sommes rentrés enivrés d’émotions, de souvenirs, d’anecdotes. Encore une belle aventure ! (Vivement la prochaine !)

Lorsque nous avons commencé à préparer notre voyage, nous avons été confrontés à la problématique suivante : par où commencer ?

J’imagine que les étrangers qui viennent séjourner quelques semaines en France se posent la même question tellement il y a à voir, à faire, à visiter, à goûter… Pour le Japon c’est pareil. Le Lonely Planet est d’ailleurs si épais qu’on a l’impression de se traîner une brique !

Aussi, nous avons pris une carte et indiqué dessus les plus beaux jardins du pays et ceux qui avaient également un intérêt particulier (rare, historique, patrimoine…). De là, les zones géographiques à visiter ont été délimitées et cela nous a permis d’élaborer notre périple avec les principaux points d’étapes. Pour le reste, il faut laisser de la place à l’imprévu, à l’inattendu et au feeling. Restait ensuite à insérer quelques incontournables et d’y inclure nos centres intérêts tels que l’art, l’Histoire, les beaux paysages, … Ainsi, nous nous sommes concoctés un périple à notre image.

Voici un tour d’horizon de nos visites, dans l’ordre chronologique de notre voyage. Durant les semaines qui viennent, je vous ferai partager plus particulièrement les jardins que nous avons visités.

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JOUR 1 : Départ de Paris

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JOUR 2 : Arrivée à OSAKA

Quartier Minami

Flânerie dans Namba Parks, gigantesque complexe commercial. On n’y vient pas seulement pour le shopping mais pour admirer l’architecture de cet écrin de verdure et se détendre en se baladant dans les jardins ou en buvant un verre à une terrasse. Dans ce grand canyon de béton recouvert d’un revêtement ton pierre, la végétation y est très bien intégrée. La diversité botanique est bien représentée avec plus de 400 espèces végétales. Les Pittosporum tobira étaient géants.

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Quartier Dotonbori

Les enseignes lumineuses ne sont pas seulement présentes sur les principaux axes piétons. Il faut se perdre dans les ruelles adjacentes pour en dénicher d’autres !

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La Street Food est légion. Une des spécialités est le takoyaki, sorte de boulettes dans laquelle on y met un morceau de poulpe. Réalisées dans des moules en demi-sphère, ils sont remplis jusqu’à ce qu’ils débordent puisque le but est de réaliser une sphère à partir d’une demi-sphère.  Pour ce faire, les cuisiniers retournent les demi-sphères à une vitesse hallucinante, à l’aide de baguettes, pour que le surplus de pâte puisse donner une boule. Une fois cuite, elles sont servies avec différentes sauces, du negi et des copeaux de bonite séchée.

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JOUR 3 : OSAKA

It’s my BirthDay     « On commence à vieillir quand on finit d’apprendre ». Je suis ravie de ce proverbe Japonais car je n’ai pas fini d’apprendre…  😉 !  

Pour fêter ça, on décide de prendre le petit déjeuner dans un café très prisé de la ville. Ainsi, nous sommes confrontés à une singularité japonaise : faire la queue dans la file d’attente devant le restaurant et attendre patiemment son tour pour pouvoir se substanter. Le petit déjeuner se transformera finalement en brunch après 1h20 d’attente dans la file auxquelles il faut ajouter la préparation des mets ! Incroyable pour nous français mais cette pratique est récurrente sur l’Archipel Nippon. Alors, on s’est mis en mode ZEN et nous nous sommes pliés à plusieurs reprises à cet usage. Cela nous a permis de déguster de très bons plats locaux en compagnie de japonais. Les restaurants sont en général petits et les cuisiniers réalisent quasiment tout minute alors cela prend du temps.

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Château d’Osaka. Sous un très beau soleil, nous visitons le donjon et son parc. Initialement construit en 1583, l’édifice actuel est une fidèle reconstruction (la 3ème) en béton datant de 1931. L’intérieur du château est un musée consacré à l’histoire de Toyotomi Hideyoshi, unificateur de la nation japonaise, samouraï et guerrier, bâtisseur du château. Beaucoup d’objets, de tenues de Samouraï, des œuvres d’art agrémentent la visite pour terminer au 8ème étage par une vue à 360°. Après la visite du donjon, il fait bon se balader dans le parc. C’est très agréable.

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C’est au château d’Osaka que j’ai acheté mon Goshuin-cho. Je le trouve trop beau ! On ne trouve ce type de carnet, dépliable en accordéon, qu’au Japon. Les Japonais l’utilisent pour recueillir les Goshuin, calligraphie écrite par les moines dans les temples ou les sanctuaires. Il prouve la visite du lieu. Les Japonais en sont friands. Les touristes (il y en a peu) utilisent le carnet Goshuin-cho pour recueillir les Goshuin mais également les tampons que l’on trouve dans les gares ou les endroits ayant un attrait. Le Goshuin est calligraphié et il présente également le tampon de l’endroit visité. Cela constitue un souvenir unique.

 

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Quartier nord d’Umeda

Umeda Sky Building. Ce gratte-ciel futuriste de 40 étages (1993) offre une très belle vue sur Osaka. Le top de la visite est l’escalator qui permet de monter à la plateforme d’observation : dans un tube en verre, il offre une vue sur la ville mais également une sensation… comme en lévitation. L’architecte à l’origine de cette création est Hiroshi Hara, qui a également dessiné la très belle gare de Kyoto.

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Poursuite de l’exploration du quartier Dotonbori, emporté par la foule... Entre les Japonais et les touristes, le quartier a le vent en poupe.

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JOUR 4 : OSAKA – KOBE – HIMEJI – OKAYAMA

Comme on devait se rendre à OKAYAMA, on en a profité pour faire une halte déjeuner à KOBE pour se balader sur le port et déguster un succulent morceau de bœuf Wagyu. J’aime autant vous dire qu’à 1000€ le Kg pour une bête primée, nous nous sommes contentés d’un morceau qui ne l’était pas mais néanmoins déjà excellent ! Nous recommandons le petit teppan’yaki réputé dans lequel nous sommes allés : DAICHI, 1-1-3 Motomachi-dori, Chuo-ku. Il propose plusieurs catégories de viande de très bonne qualité. La viande est grillée devant vous, sur une plaque d’acier, avec des légumes. Ce morceau de bœuf persillé est une vraie expérience gustative. Il est si fondant en bouche avec une saveur de noisette… que c’est un vrai délice (même pour moi qui n’est pas fan de viande) !

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Nous poursuivons notre route, via le train, pour HIMEJI où nous faisons une halte pour visiter le château. Malheureusement, nous n’aurons pas le temps de visiter le jardin. L’avantage du mois de novembre au Japon est que les journées sont agréables mais l'inconvénient est que les sites ferment à 17h et qu’à partir de 16h, les tickets ne sont plus vendus.

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Classé au Patrimoine Mondial par l’Unesco, le château du Héron Blanc vaut le déplacement. Construit sur un promontoire, il domine la ville d’Himeji. Récemment restauré, il est de toute beauté. Le donjon de cinq niveaux est un des rares à avoir survécu dans sa construction d’origine. L’intérieur permet de voir l’architecture de la construction et de nous familiariser avec l’histoire des samouraïs. Utilisé lors des sièges ou des manœuvres, les pièces non décorées, exposent aujourd’hui des objets de la vie quotidienne de l’époque. A l’origine, les pièces servaient de magasin d’armement. Les murs en éventail, caractéristique des châteaux des samouraïs, donnent de l’élégance à l’édifice mais servait surtout à repousser l’ennemi qui pouvait difficilement les escalader.  

OKAYAMA. Notre hébergement mettait gratuitement à disposition un lave-linge et un sèche-linge. Le tout est de savoir le faire fonctionner car tout est écrit en japonais ☹ ! Grâce à une application de traduction approximative que Mr avait téléchargée, nous avons réussi à faire une lessive 😊.

 

JOUR 5 : OKAYAMA - NAOSHIMA

Le soleil brille toujours autant ! En ce 6 novembre, le soleil est toujours au rendez-vous et les températures sont très agréables puisqu’il fait environ 20°C depuis le début de la semaine.

Nous visitons le jardin Kôraku-en, lequel nous a conduit jusqu’à OKAYAMA. Considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon, je lui consacrerai prochainement un article.

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L’île de Naoshima. Nous avons choisi de nous y rendre pour y apprécier certaines œuvres de l’art contemporain japonais dans un cadre naturel exceptionnel et puis également pour y voir quelques unes des œuvres de mon artiste préférée, Niki de Saint-Phalle. L’île se découvre facilement à vélo.

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La suite de notre séjour tout bientôt !

(^-^) En attendant, petit clin d'oeil sur un patrimoine culturel japonais : le kimono.

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28 novembre 2019

Rêver d’ailleurs…

Après avoir trépigné d’impatience en se documentant (livres, magazines, guides, blog…),

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envoyer une lettre pour obtenir notre précieux droit d’entrée au temple des mousses Saihoji à Kyoto, réserver nos hébergements, recevoir notre voucher pour le Japan Rail Pass, se faire livrer le Pocket WIFI à l’aéroport d’Osaka…

Le temps était ENFIN venu de nous envoler pour… LE JAPON !

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Nous venons d’y passer 3 semaines pour admirer les feuillages colorés d’automne « momiji-gari » ou « koyo »…

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TAKAYAMA – Hida, village folklorique

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KYOTO - temple Eikando

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KYOTO - temple Eikando

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Mont FUJI

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Mont FUJI (Fujisan)

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KANAZAWA – Kenroku-en

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MIYAJIMA

… et bien plus encore…

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SHIRAGAWA-GO - Le village historique de la rivière blanche

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TAKAYAMA – Onsen

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KYOTO - Marché Nishiki

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HIROSHIMA – Les milliers de grues au Monument de la Paix des enfants

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TOKYO – MORI Building DIGITAL ART MUSEUM

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TOKYO - Depuis l'île artificielle de Tokyo, le Rainbow Bridge qui enjambe la baie

 

C’est la première fois que nous voyageons tous les deux dans un pays développé, en ayant réservé tous nos hébergements avant le départ (cela permet de maîtriser le budget puisque le Japon est une destination plutôt onéreuse, d’autant plus en cette période momiji), en voyageant avec un smartphone à la main (pratique et quasi indispensable dans ce pays hyper connecté) ! Habituellement, nous voyageons avec juste un billet d’avion A/R et nos guides « papiers » sans aucune connexion, réservation d’hébergement ou de transport et dans un confort très spartiate. Néanmoins, l’Archipel Nippon nous a subjugué même s’il est bien différent de nos périples habituels (effectivement, ce n’est pas très roots). Nous étions bien loin de la brousse Malgache ou de la jungle Guatémaltèque. Le Japon nous a offert des us et coutumes entre technologie, folklore, paradoxe et singularité (l’aspiration des pâtes tsuru-tsuru, les chiens habillés et promenés en poussette, la « décompression » par l’alcool, la rigueur dans le respect des règles et des lois (c’est incroyable ! En comparaison, nous sommes très indisciplinés…).

Je vous raconterai prochainement notre fabuleux voyage au pays du Soleil Levant où le jardin est élevé au rang d’art et c’est largement mérité !

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YASUGI - Musée d'Art ADACHI

A bientôt !

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26 novembre 2019

ON/OFF

On a fait une pause de plusieurs semaines. Nous étions au Japon (^-^).

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L’avantage en cette période, c’est qu’on retrouve le jardin quasiment comme on l’a laissé, les feuilles en moins sur les arbres caducs et l'herbe plus verte puisqu'il semble avoir plu quasiment tous les jours !

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Après plus de 3 semaines, Poule mouillée et Chair de poule étaient contentes de nous retrouver.

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Lorsque nous avons acheté la maison, nous nous sommes empressés de démousser la toiture de la dépendance. Mauvaise idée : il y avait des fuites ! Depuis qu'on laisse la nature faire son oeuvre, plus aucune fuite sur ces vieilles ardoises. La mousse s'est installée uniquement sur la face Nord. Grâce à la pluie de ces derniers temps, les mousses du toit de notre dépendance sont de nouveau pimpantes.

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A tout bientôt... avec quelques photos du Japon en général et des magnifiques jardins en particulier !

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23 octobre 2019

GRAFFITI en 3 lettres…

...TAG !

C’est notre projet pour le printemps prochain : aménager la seconde partie du préau.

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Après avoir créé l’espace salle à manger d’extérieur Escal’Azur (ici) et (), nous souhaitons désormais installer le salon d’extérieur dans un esprit plutôt « jungle ». Nous pensions pouvoir le faire cette année, mais on fait ce qu’on peut et pas toujours ce qu’on veut. En même temps, ce n’est pas très grave !

Après avoir recherché, via Internet, un artiste local susceptible de répondre à notre demande, j’ai pris contact avec lui.

Notre demande était la suivante : faire un graffiti type jungle avec un toucan sous le préau de notre terrasse. Après avoir envoyé les dimensions, des photos pour identifier le type de support… et réaliser un chiffrage, l’artiste a pu nous proposer une première mise en situation :

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Sympa n’est-ce pas ?

Suite à ce premier prototype, nous avons souhaité apporter quelques propositions :

-          avoir davantage de végétation

-          l'hibiscus plutôt dans les tons de roses (comme le pétale en haut à droite qui pourrait lui, être plutôt dans les orangés)

-          le bec du toucan et le cou dans les couleurs d'une photo qui nous avions prise au Costa Rica il y a quelques années.

 

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Mon oiseau préféré, le toucan à bec de quille, a un bec spectaculaire. Les couleurs de ce toucan sont exceptionnelles !

Voici la seconde maquette qui nous a été proposée, à partir de nos demandes :

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Nous trouvons cette interprétation artistique, avec ce côté bleuté qui rappelle le bec du toucan, très originale et peu commune. Il y a du rose (comme c’est surprenant ;-), des fleurs d’hibiscus comme nous en avons vu dans la jungle tout comme la fleur de frangipanier. Que de souvenirs ! Notre voyage au Costa Rica fût une belle évasion tant la biodiversité est riche.

 

Evidemment, il faudra trouver une alternative à cet horrible hublot qui nous sert d’éclairage !

 

A cette fresque répondra une grande jardinière en bois plantée de végétaux imposants pour créer de la densité. Pour favoriser cette atmosphère cocon de verdure, un mur habillé de bois réchauffera cet espace.

Vivement le printemps ! Que pensez-vous du tag?

A bientôt !

 

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